lundi 20 novembre 2017

Politique : prendre en compte la capacité de résilience populaire


Pierrick Tillet

Faire de la politique, c’est distinguer l’activisme militant d’une minorité et la capacité de résilience du “peuple”.

En cette rentrée sociale, mes amis militants de la France insoumise sont nombreux à déplorer l’apathie des citoyens devant la brutalité des ordonnances du président Macron et de gouvernement. C’est oublier que le peuple ne réagit pas sur le même rythme binaire et immédiat que les militants. À l’activisme des militants répond la capacité de résilience des citoyens, c’est-à-dire la capacité de s’accommoder aux mieux de ce qui leur arrive en regardant ailleurs.
Il y a deux sortes de résilience en politique :
  • la résilience passive : le citoyen courbe le dos, attend que passe l’orage (s’il passe !), en bref supporte son sort en s’occupant de son jardin (quand il en a un) pour oublier le reste ; c’est l’attitude dite de résignation, de soumission ;
  • la résilience active, souvent le fait des jeunes générations, consiste à se fabriquer un petit monde de substitution, non pas contre l’ordre établi, mais à côté, en marge ; il y a longtemps que les jeunes générations ont pris acte de la déliquescence des règles sociales d’avant et tentent d’y trouver la parade ; c’est l’art de l’entraide et du partage sous toutes ses formes, de la vie en coloc’ au covoiturage en passant par le couch surfing ; en bref, l’art de la débrouille collective qui, poussée à son plus haut point de sophistication, dessine souvent les contours du monde d’après.

La révolte ne vient que lorsque la capacité de résilience des citoyens dépasse les limites du supportable

Il est faux, comme je l’entends souvent dire dans les rangs des militants chevronnés (et souvent grisonnants), de stigmatiser l’indifférence et l’apolitisme des jeunes générations. Pour ces dernières, l’action politique procède de l’opportunité plutôt que de l’engagement permanent. On l’a bien vu lors de la dernière présidentielle quand les jeunes de 18 à 25 ans ont voté très majoritairement pour Jean-Luc Mélenchon, avant de passer à autre chose une fois constaté l’échec de leur candidat à figurer au second tour.
On a tort aussi de sous-estimer la capacité de révolte des citoyens résilients. Leur révolte ne vient que lorsque leur capacité de résilience dépasse les limites du supportable.
Là encore, c’est de la jeune génération que peut surgir l’étincelle. Ce sont en majorité des jeunes qui tiennent la ZAD de Notre-Dame-des-Landes depuis des années, ce sont eux qui sont venus à bout du projet de barrage à Sivens au prix d’un mort dans leur rang : Rémi Fraisse, 21 ans, qui n’était pas un militant politique encarté, mais un simple étudiant en botanique indigné.

Le tract est souvent un barrage entre les militants et les citoyens

Devant cette capacité exaspérante de résilience des citoyens, les militants politiques sont souvent décontenancés. Leurs tracts, leurs affiches, leurs banderoles et leurs slogans sont souvent autant de barrages qui se dressent entre eux (qui savent) et ces gens du peuple qu’ils prétendent éduquer, mobiliser, représenter, mais qui restent rébarbatifs à leurs mots d’ordre et à leurs injonctions à réagir sans tarder.
De deux choses l’une :
  • ou bien les militants politiques restent dans leurs vases clos de militants, continuent de fourbir leurs tracts que personne ne lit vraiment, de lancer leurs mots d’ordre qui tombent dans l’oreille de sourds, comme on l’a vu en cette rentrée sociale ; et ils sont voués à continuer de prêcher dans le vide en toute stérilité ;
  • ou bien ils comprennent que leur vraie démarche de militants n’est pas d’éduquer les masses inertes, n’est pas de leur asséner je ne sais quelle pédagogie venue du haut de leur militance, mais d’admettre la capacité de résilience de ce peuple qu’ils prétendent servir, de se fondre en lui, de s’imprégner de ses désirs, de ses peurs, de construire avec lui les voies parallèles qui deviendront les autoroutes du monde de demain.
En bref, d’attendre patiemment au côté du “peuple” le moment propice de la révolte.

À Avignon : quand les vins primeurs font la Fête


Victor Ayoli

Il n'y a pas que le beaujolpif !

Tandis que claquent au vent du nord les oriflammes des Confréries vineuses, tandis que sonnent de joie les cent clochers de la cité, la Place du Palais des Papes retrouve, pour une fugitive soirée, ses fastes multicolores d'antan. Du temps où Avignon était capitale du monde, du temps où défilaient sous les abruptes murailles du plus grand palais gothique de la planète les ambassades chamarrées, colorées et bruissantes de musiques des grands et des puissants de la chrétienté.
Mais c'est grâce à Bacchus que la cité provençale - où Saint-Pierre, pour un temps accrocha sa barque - retrouve les fastes pour lesquels elle est née.
Bacchus, le dieu de la vigne qui préside chaque année, le troisième jeudi de novembre, aux grandes bacchanales données en l'honneur de la naissance du Vin Primeur !
Les cinq cents robes de satin moiré, de soies multicolores des membres de toutes les Confréries vigneronnes de la deuxième aire d'appellation de France remontent solennellement, sous les vivats de cette foule avignonnaise si friande de fêtes, la principale artère de la ville. Elles se regroupent en un fastueux kaléidoscope aux pieds des imposantes murailles du Palais des Papes, orgueilleusement paré des atours de la Fête.
Fête du vin primeur, du vin nouveau, du premier vin sorti en chantant des cuves encore frémissantes.
Fête du Vin, fête de Bacchus, fête de la joie de vivre, fête des vignerons dont elle chante la Gloire.
Gloire au vigneron, ce poète de la terre, ce magicien qui, d'arides cailloux fait naître le nectar préféré des dieux. Cet humaniste qui offre à ses prochains le moyen d'approcher la Lumière divine. Ce faiseur de vie dont la sueur féconde les entrailles de la terre. Ce paysan sacré qui crée le sang de Dieu.
Gloire aussi au Vin, ce dieu végétal qui prodigue généreusement à l'Homme la vigueur et l'esprit, l'humour et l'amour. Ce rassembleur qui rapproche en une communion dionysiaque les puissants et les humbles. Ce sésame du désir et du plaisir qui nous ouvre en chantant le cœur et le piège à bonheur de nos belles compagnes.
Gloire encore à la futaille, aux tonneaux, aux barriques, qui protègent, mûrissent et enfantent le Vin.
Et gloire à la bouteille, oblongue ou ventrue, dont la panse repue est une récompense.
Gloire au modeste bouchon, gardien de joie et d'éternité, dont le pop joyeux est un signal de Fête.
Gloire au hanap, au verre, au calice, au taste-vin et à la Coupo Santo, ultimes véhicules entre le Vin et l'Homme.
Gloire enfin aux Buveurs, mes frères, qui envahissent la Place et cherchent en se serrant l'espace qui dispense généreusement le Premier Vin.

Voilà ce qu'est la Fête des Vins Primeurs à Avignon où l'on chante, où l'on danse, où l'on épanche en beauté les plus larges soifs !

L’interminable débâcle nucléaire


Laurent Maffeïs

Chaque mois et même désormais chaque semaine se multiplient les mauvaises nouvelles liées à l'énergie nucléaire.

Jeudi 9 novembre, un nouvel « incident significatif de sûreté » a touché la centrale de Paluel en Normandie : des équipements de refroidissement étaient en panne en raison de la … rouille ! Le risque était bien connu depuis plusieurs mois car l'Autorité de Sûreté nucléaire a alerté sur la rouille qui endommage les tuyaux de refroidissement ou les groupes électrogènes de secours d'une vingtaine de centrales. La cause est un défaut de maintenance touchant en fait l'essentiel du parc nucléaire du pays. C'est dans ce contexte « corrosif » que le ministre Hulot a annoncé le report d'au moins 10 ans (de 2025 à 2035) de la modeste baisse votée en 2015 de la part du nucléaire de 75 à 50 %. Son seul mérite est sa franchise, alors que le nucléaire est devenu en France une véritable industrie du mensonge, notamment en terme de délais, jamais respectés, et de coûts, toujours dépassés.
Le gouvernement a ainsi validé la fuite en avant du lobby nucléaire dans le maintien et même le prolongement à tout prix du parc nucléaire. Son but est de repousser le plus longtemps possible un démantèlement qui est tellement coûteux et complexe qu'EDF a déjà reporté au siècle prochain (le 22ème!) l'achèvement prévisible du démantèlement de 6 vieux réacteurs déjà à l'arrêt depuis plusieurs années. Plutôt que d'investir immédiatement dans ce démantèlement, EDF préfère tout miser sur le prolongement au-delà de 40 ans des centrales existantes. D'abord estimé à 50 milliards, ce « grand carénage » devrait coûter plus de 100 milliards. Il s'agirait ainsi de prolonger pour une bonne moitié du 21ème siècle des choix du milieu du 20ème siècle ... et d'envisager la suite plus tard. Ce choix historique aggraverait le retard désormais pris par la France dans les énergies renouvelables, dont toutes les filières sont freinées par un gigantesque effet d'éviction nucléaire qui aspire crédits, compétences et attentions. Alors même que la filière nucléaire supprime des emplois (moins 10 000 en 10 ans) et perd de l'argent au point que l’État a dû lui verser plus de 10 milliards rien qu'en 2017 !
Sortir rationnellement de cette impasse financière et technique suppose de briser le verrou démocratique entourant le nucléaire en France. Et d'ouvrir un débat national sur la sortie du nucléaire, sanctionné par un vote par référendum.

Les citoyens feraient ainsi œuvre utile pour toute l'humanité, en raison de la lourde responsabilité de la France dans un risque nucléaire mondial dont les récentes traces de ruthénium-106, venues de l'Est de l'Europe et détectées dans le sud de la France, ont montré qu'il se joue des frontières.

Le démago-libéral décomplexé, le riche et le pauvre


Rosa Elle

Macron et Aurore Bergé nous l'ont dit.
Quand on est riche, la vie est dure :
- Les gens sont jaloux.
- Les riches culpabilisent grave.
- Les riches, on les flique tout le temps.
- Les riches, on leur fait porter la misère de tout le monde sur le dos.
- Les riches, ils traînent tout le monde.
Ce gouvernement est à fond dans l'anti-racisme mais juste sur ceux qui payaient l'ISF et qui ruissellent d'argent. On est injuste en fait avec eux. Du coup, le riche, il n'a pas le choix. Il part faire des cures dans les paradis fiscaux parce qu'on lui a bien dit qu'il y a pire qu'être riche, c'est de l'être moins !

Car si on est pauvre :
- On doit montrer son compte en banque pour toucher le RSA.
- On doit justifier de la couleur de son slip au bailleur, fusse-t-il social.
- On doit arrêter de frauder, car le pauvre fraude. Le riche, lui, ne fraude jamais, il est juste en dépression et doit aller faire des cures à l'étranger avec son argent.
- On doit faire des sacrifices afin de nourrir le riche, vu qu'on lui donne ensuite l'argent qu'on économise sur le pauvre mais lui, il peut comprendre ... vu que le riche, il culpabilise de sa richesse qui ruisselle ...
- On doit accepter de se faire traiter de rien, de bordélique, d'assisté etc ...
- On doit savoir qu'on va bientôt contrôler le chômeur tous les jours, eh oui, le pauvre fait exprès de rester au chômage, c'est Castaner qui l'a dit, il est jaloux des vacances des riches, donc il se fait virer pour se prendre des vacances à rien faire au lieu de trouver un boulot de merde ...
- On doit accepter aussi de la fermer, accepter tout ce qu'on vous propose pour le bien des riches qui ruissellent d'argent, qui sait, peut-être qu'en baisant bien les pieds des riches, le pauvre pourra ramasser un centime ou deux du ruissellement ...
Salaud de pauvre !
C'est dur, d'être riche ... paraît-il.
Bon, quand est-ce que les démago-libéraux d'En Marche vont-ils arrêter de nous prendre pour des cons ?
Parce qu'en terme de réalité, on a l'impression qu'on flatte les riches pour en avoir des miettes, quand on est politique, de plus en plus, car le ruissellement, il s'arrête à nos dirigeants de tout poil.
Et qu'en fait de social, si on pouvait réduire le pauvre à sa survie pour qu'il l'ouvre pas trop, juste pour que le politique démago-libéral décomplexé, hypocrite de droite en fait, puisse tranquillement fricoter avec le ruissellement du riche....sans être trop dérangé.

Que le pauvre ait le bon goût de crever en silence en fait ...

Déréglementation. CAP 2022, une offensive en règle menaçant la culture


Maurice Ulrich

Le document de travail secret du ministère représente une offensive contre tous les secteurs de l’activité culturelle. La recherche systématique de réduction d’emploi et de coûts le conduit à s’inquiéter des risques sociaux.

Le document est explosif. La contribution du ministère de la Culture pour l’horizon 2022, dont nous poursuivons la révélation, est marquée par la recherche systématique de réduction d’emploi et de coûts couverts par l’appel à l’autonomie des établissements et leur prise en charge par les collectivités territoriales. Dans chacun des secteurs se dessine aussi, qu’il s’agisse des musées ou des lieux du spectacle vivant, une forte incitation à une révision à la baisse des ambitions culturelles sous couvert d’une rotation plus rapide et d’une réponse mieux adaptée aux attentes supposées des publics. Le Monde révélait hier, dans son édition datée de mercredi, les grandes lignes de la réforme de l’audiovisuel, largement guidée par une volonté de réduction des coûts et des ambitions, comme de compression du personnel. La réaction de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, ne s’est pas fait attendre. Elle annonce son intention de porter plainte contre X devant cette mise au jour de ses projets. Le directeur de la rédaction du Monde a rendu public un communiqué cinglant : « Cette démarche est inquiétante, encore plus venant de la ministre de la Culture, chargée de la communication. Car, si son entourage assure que la plainte ne vise pas le Monde, elle cible, de façon évidente, nos sources d’information en cherchant à les tarir par la menace de poursuites judiciaires. Une culture du secret en opposition complète avec la défense de la liberté de la presse et de la protection des sources. »
On se souvient que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait également porté plainte en juin à l’occasion de révélations sur la réforme du Code du travail. C’est dire que la transparence n’est pas le fort d’une équipe gouvernementale qui préfère à l’évidence que ses réformes soient élaborées en l’absence de tout débat démocratique. Cette passe d’armes entre Mme Nyssen et le Monde vient en tout cas ternir l’image de la ministre de la Culture, qui semble présider ici à un vaste plan qui va bien au-delà de l’audiovisuel. Car c’est bien ce qu’attestent les documents qui nous sont également parvenus et qui constituent la contribution ministérielle en date du 3 novembre aux « travaux du CAP 2022 ».
Le document présente cinq projets de réformes touchant à l’administration centrale, au champ muséal, aux aides à la création, à la politique des archives et donc à l’audiovisuel ou médias de service public.
D’emblée le préambule qui trace les grandes lignes de ces réformes pose problème en postulant d’abord « une montée en puissances des collectivités territoriales qui investissent davantage dans l’animation de la vie culturelle locale », ce qui va totalement à l’encontre des réductions de crédits observées à tous les échelons et de la baisse annoncée des dotations. La conséquence en serait, ce qui redouble le problème, la possibilité de créer « des échelons déconcentrés et des opérateurs dotés d’une grande autonomie de gestion », aussi bien que « des dispositifs d’intervention et de soutien à la création simplifiés et concentrés, davantage orientés vers la diffusion et l’élargissement des publics ». En traduction libre, on pourrait dire à quelque chose près, débrouillez-vous et soyez rentables.

Administration centrale : baisse des effectifs

L’organisation du ministère est jugée insuffisamment adaptée à l’évolution de son environnement. Il s’agirait donc de la recentrer sur quelques missions en même temps que de la décentraliser et d’externaliser d’autres missions. Une perte de près de 350 emplois en découlerait. Mais les rédacteurs du projet ont aussi prévu les conséquences et la méthode. Ils écrivent noir sur blanc dans une case du document : « Risques : risque social important (baisse des effectifs de l’administration centrale) à considérable (externalisation fonctions d’accueil) ». Ou encore : « Conditions de succès : annonce rapide de la stratégie de transformation ».

Musées nationaux : atomisation et autofinancement

Les musées nationaux sont invités au chapitre « Explicitation des gains attendus » à développer leurs ressources propres avec « un renforcement de leur autonomie ». D’autres seraient purement et simplement transférés aux collectivités territoriales ou intégrés à d’autres ministères. Pour ce qui concerne la RMN (Réunion des musées nationaux), il est préconisé de la recentrer sur « les activités commerciales et l’exploitation du Grand Palais » de manière à répondre à l’évolution du secteur concurrentiel : Fondation Vuitton, Fondation Pinault, Culturespaces. Il s’agirait également, et dans cette logique, de rassembler toujours un public plus large en équilibrant économiquement les expositions. En d’autres termes, la RMN et les musées nationaux sont invités à entrer dans une course à l’échalote avec le secteur privé. Là encore, le document met en garde contre les risques : « Sensibilité sociale forte » avec la transformation «des agents de droit public en agents de droit privé».

Spectacle vivant : l’Opéra et la Comédie-Française à la diète

Le document demande une augmentation des représentations « afin d’attirer de nouveaux publics tout en amortissant mieux le coût des spectacles et des expositions ». Cela en adaptant mieux « l’offre de spectacle aux attentes du public et des collectivités ». Dans cette perspective, il est constaté que sont en œuvre « des conventions collectives et des accords salariaux qui rigidifient l’organisation du travail ». Il s’agit donc de mettre en œuvre plus de polyvalence, de faire évoluer le modèle économique et social des établissements et dans ce cadre de réviser particulièrement « les régimes spéciaux de l’Opéra et de la Comédie-Française », comme de réfléchir au statut de l’Ensemble intercontemporain (créé par Pierre Boulez – NDLR). Le risque social est signalé comme « très élevé ».

Archives nationales : le tri sélectif

La proposition majeure est sans ambiguïté : « Réduire le champ d’archivage aux documents essentiels ». Les archives nationales, celles d’outre-mer et celles du monde du travail, seraient regroupées en un seul service. Sept millions d’euros annuels seraient attendus d’une réduction de 10 à 20 % du flux de la collecte et d’une réévaluation de kilomètres d’archives.
Deux facteurs de risques sont identifiés : « Une mobilisation des historiens. Risque social en interne ».

Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) a réagi, dès hier, « ce gouvernement veut aller vite (…) son attitude est arrogante et somme toute ridicule : vouloir changer sans l’appui des gens concernés est voué à l’échec (…) cette première étape du CAP 2022 est scandaleuse dans sa méthode comme dans ses propositions ». 



Neutralisons le Medef...

LGS

Citation de Cicéron


Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut.