mercredi 28 septembre 2016

La descente aux enfers d'Obama

ILLUSTRATION_1.jpgPierrick Tillet          

La fin de règne d’Obama est un véritable supplice pour celui dont certains pensaient qu’il serait l’espoir du monde. Son monde, l’Empire dont il sera le dernier empereur, est en train de se désagréger. Voici un remarquable article publié par les Chroniques du grand jeu qui atteste de cette chute vertigineuse en mode panique.

Qu’y a-t-il de commun entre un veto présidentiel suicidaire, une fronde militaire, un débat télévisé, un appareil de propagande chaque fois plus hystérique, une alliance bancaire ou encore une panique onusienne sur la Syrie ?
Commençons par l’inimaginable. Il y a un peu plus de deux semaines, nous écrivions :
« Fin de mandat bien sombre pour l’occupant de la Maison Blanche… La Chambre des représentants vient de voter, dans un tonnerre d’applaudissements, une loi autorisant les citoyens américains à poursuivre en justice l’Arabie Saoudite pour les attaques du 11 septembre 2001. Le Sénat avait déjà approuvé à l’unanimité la dite loi en mai et celle-ci, ceinte du sceau du Congrès US dans son entier, se retrouve maintenant sur le bureau d’Obama.
Et là, Barack à frites se retrouve dans une véritable impasse. Guère étonnant qu’il ait tout fait pour que le vote n’ait pas lieu, car quoiqu’il fasse maintenant, il est perdant.
- S’il met son veto, c’est sa propre descente aux enfers.
On imagine la fureur indignée des familles des victimes s’étendre comme une traînée de poudre à la population américaine toute entière. Obama restera dans l’histoire comme le président ayant protégé les responsables du 11 septembre, ayant choisi les terroristes au détriment de ses propres concitoyens. En un mot, un simple traître…
Le camp démocrate serait également sens dessus dessous puisque tous ses députés et sénateurs ont voté en faveur de la loi. Et tout cela à deux mois de l’élection présidentielle où l’hilarante est en difficulté (sondages favorables à Trump, casseroles qui n’en finissent pas, prochaines révélations Wikileaks…)
Le pire est que, malgré le veto présidentiel, la loi peut tout de même être approuvée si le Congrès la revote aux deux tiers, ce qui est une quasi certitude et constituerait une double humiliation pour Obama. Pour une sortie, c’est raté…
- S’il n’oppose pas son veto, c’est une marche de plus dans le déclin américain.
Les Saoudiens sont absolument furieux, on l’imagine aisément. Or les grassouillets cheikhs détiennent des moyens de pression sur Washington (…) Gageons que les menaces de Riyad ne s’arrêtent pas aux simples bons du trésor US mais touchent à quelque chose de bien plus fondamental : le pétrodollar, assise de l’hégémonie américaine durant des décennies. »

Il l’a fait !

Eh bien, il l’a fait ! Barack à frites a opposé son veto au vote unanime du Congrès américain. On imagine le soulagement des secteurs néo-cons/CIA et la stupeur chez tous les autres. Ce, au moment même où l’implication saoudienne devient un secret de polichinelle dans le grand public (voir par exemple la publication de ce témoignage d’un prisonnier de Guantanamo mettant en cause la famille royale).
Le pétrodollar a décidément ses raisons… Et comme la domination universelle du billet vert a toujours plus de plomb dans l’aile, l’empire s’arc-boute sur ce qu’il peut encore sauver.
Après le système financier parallèle mis lentement mais sûrement en place par les BRICS, l’irrésistible ascension du yuan, la dédollarisation des échanges bilatéraux entre un nombre croissant de pays, la dernière menace en date est technologique. Un certain nombre de systèmes sont en train d’émerger permettant aux grandes banques mondiales de passer des transactions directes entre elles, court-circuitant le dollar et le système bancaire US qui jouait jusqu’ici le rôle d’intermédiaire nécessaire. Ripple est un système de règlements bruts en temps réel, sécurisé et quasiment gratuit ; plusieurs banques ont rejoint ce protocole de paiement, dont quinze japonaises fin août. Le jour suivant, on apprenait que quatre mastodontes (Deutsche Bank, UBS, Santander…) montaient leur propre système de paiements directs, évitant lui aussi de passer par le système financier états-unien.
C’est un danger mortel qui guette l’hégémonie du dollar, partant la puissance de l’empire. On comprend mieux pourquoi Obama a mis toute fierté de côté pour embrasser le royal arrière-train saoudien…

Un empire en mode panique

L’empire est en mode panique, tout est en train de lui échapper et pas seulement la domination financière. En Syrie, la rupture du cessez-le-feu a vu une progression assez fulgurante des loyalistes et l’affolement généralisé de la bande sunnito-occidentale. La session de l’ONU, lors de laquelle les Américains et leurs hommes de paille européens viennent de péter une veinule, est là pour le prouver (notez le titre ahurissant de propagande du Fig à rot : les trois suspects habituels soutiens aux barbus devenant soudain “l’ONU” dans son entier !) Non contents de ne pas faire amende honorable après leur “bourde” de Deir ez-Zoor, les États-Unis semblent vouloir doubler la mise de manière quelque peu désespérée.
Et suicidaire, car ils tombent le masque. Plus personne ne croit à la farce des “modérés” et, sur le terrain, les instructeurs US ont même saboté l’entraînement des rebelles qu’ils savaient être djihadistes (texte complet ici). Une nouvelle fronde au sein de l’armée américaine qui n’est pas sans rappeler celle qui avait déjà eu lieu en 2013…
Peut-être cette hystérie impériale a-t-elle un rapport avec les mauvais sondages de l’hilarante vraie faucon. Durant des mois, l’on se demandait si le 3+1 aurait le temps d’en finir avec la rébellion djihadiste avant l’élection présidentielle américaine et une éventuelle victoire de la petite chérie des Saoudiens. Mais la question est à double-tranchant et peut être sérieusement posée dans l’autre sens dorénavant : l’empire tente-t-il un dernier baroud d’honneur avant une éventuelle victoire de Trump ? On sait que s’il est élu, le Donald lâchera définitivement les barbus. Le premier débat de lundi soir vaudra en tout cas son pesant de cacahuètes, à condition que Clinton ne s’évanouisse pas en direct…

À mesure que les mauvaises nouvelles pour l’empire tombent avec une fréquence accrue, la MSN s’hystérise toujours plus. Le point Godwin a été atteint par une journaliste de CNN (ça alors, quelle surprise !) qui s’est demandé sans rire si les attaques de la semaine dernière aux États-Unis n’étaient pas le fait des Russes ! Et cette même volaille journalistique s’étonne ensuite que la méfiance envers le système médiatique atteigne des records.

Lire l’article sur le site Chroniques du grand jeu

Le Yéti

Alep : un Stalingrad « vert »

alep-guerreGaëtan Pelletier 

« Nous prenons désormais un repas par jour. Mes enfants et moi n’avons pas mangé à satiété depuis deux semaines. » Hassan Yacine
La vie passe devant nous, meurt sous nos yeux, secouée ou passive, assassinée lentement. Les enfants sont brisés, emportés par les laideurs dont on a accouché avant eux. Elyan

stalingrad

***
Les monstres de la fine technologie bâtissent des Guantánamo pour torturer et tuer des enfants. La terreur extrême des chevronnés des jeux d’échec dans lequel les humains sont des pions brisés, anéantis. Le summum de la barbarie à travers les « inventions » des explosifs au phosphore, napalm et bombes à fragmentation.
Les cœurs de pierre sont fait de sable, cimentés, durs, sans pitié. C’est le signe d’un rachitisme de l’âme humaine, de la vie, au profit d’un technocratie d’un monde qui dérive en perdant son âme. La guerre « routine ». Une invention nouvelle : dans un monde où l’amour fait des enfants, ces enfants deviennent des tueurs d’enfants, des tueurs de vie. Un pays, un échiquier.
La nouvelle noblesse de nos dirigeants est sanguinaire. Le chaos est sans limite. La manière d’anéantir de plus en plus sophistiquée.  Que nous reste-t-il d’humanité ?
Ce qui n’engendre pas la paix, la tranquillité, le respect des « peuples », est un échec total d’une civilisation suicidaire. Les apparats des pays dits civilisés ne sont pas convaincants. Nous participons tous à ce massacre de par l’énormité des hommes-machines empêtrés dans leurs luttes et fausses négociations.
Pour un humain, un vrai, celui qui se sait pareil aux autres et qui souffre quand les autres souffrent, nous savons que la complexité est nourrie par la complexité.
L’Occident a éduqué ses citoyens pour voir les diables et les méchants ailleurs qu’en son pays. Pourtant, ils y participent ou laissent certains y participer. Nous sommes divisés pour nous faire tuer par ceux qui nous divisent pour nous bouffer.
C’est le règne des monstres élus. Comme des compagnies à numéros, le monde de la finance mondiale, discrète, mais active, nourrit la confusion nécessaire à la tuerie complète d’une bataille nouvelle : Citoyens VS États. Les dictateurs sont parmi nous, mais fragmentés, avides et ambitieux.
Laissez-les faire, ils combattent pour un monde meilleur… C’est ce qu’ils disaient il y a un siècle.

Achetez-vous un pays, et allez vous battre sur une île si vous avez besoin de tant de sang « nécessaire ». Pourquoi tout cet argent pour la paix alors qu’il ne sert qu’à la guerre ? Redonnez-le aux peuples. Sans doute qu’ils seront faire mieux que ces enfants encore vivants qui pourparlent comme des pitbulls aux crocs empoisonnés.

80 % de nos fruits contiennent des pesticides

fruitsCharles Sannat         

Voici un article qui démontre encore une fois, si cela était encore nécessaire, à quel point le système marchand se fiche de nous tous.
 
Ce système se fiche des agriculteurs devenus des quasi-salariés à la merci des semenciers et vendeurs d’intrants. Quand ils ne travaillent pas pour payer ces derniers, ils le font pour engraisser la grande distribution ou les grandes firmes agro-alimentaires. Si malgré cela il leur reste encore un peu de sous, de nouvelles normes (en général sanitaires) viendront les contraindre à « investir » ou à refaire leurs installations. Il leur faudra des crédits donnés par les banques et garantis par le ministère de l’Agriculture et donc vos impôts.
Si après tout ça, il reste encore de l’argent, alors on incitera nos paysans à acheter du matériel roulant type tracteurs ou autres pour… « défiscaliser »… On engraisse au passage les fabricants de matos et là encore, grâce aux leasing et aux intérêts financiers payés, on engraisse les financiers.
Au bout du compte, les paysans travaillent pour les autres !
Ce système se fiche de nous lorsqu’ils nous proclament de manger 5 fruits et légumes par jour pour notre santé en oubliant de nous souhaiter « et bon cancer » tant ces cocktails de molécules sont nocifs encore plus pour les enfants.
Évidemment, seul le « bio » permet de lutter un tant soit peu contre ce système sans que ce soit pour autant une panacée absolue. La seule manière de faire, en réalité, est de cultiver soi-même, mais qui peut encore avoir ce luxe dans cette société totalement aseptisée et coupée de la nature que les multinationales nous ont bâti ?
Comment repartir à la conquête de notre indépendence alors que pour les enfants, les poissons poussent en rectangle, que 90 % des gamins ne savent pas reconnaître une courgette ou à quoi ressemble un artichaut.
Par paresse, par faiblesse, nous préparons nous-même notre propre perte collective. (C. SANNAT)
 
Lorsqu’ils sont dans nos assiettes, les fruits gardent la trace des pesticides utilisés pour leur production. L’association UFC-Que Choisir a voulu vérifier la teneur en produits chimiques de nos desserts.

Rédigé par Sybille de la Rocque
 
Dans nos assiettes, les fruits gardent la trace des pesticides
Chaque année, des milliers de tonnes de pesticides sont répandus sur les terres agricoles françaises. Lorsqu’ils sont dans nos assiettes, nos fruits gardent la trace de ces produits potentiellement dangereux pour notre santé. Dans quelle mesure ? L’association UFC-Que Choisira tenté de réponse à cette question en soumettant 150 échantillons de fruits, qu’ils soient issus de l’agriculture biologique ou classique, à analyse.
Le bilan tiré par l’association n’est pas reluisant. « 80 % des fruits renferment au moins un résidu (de pesticide). Ceux qui n’en n’ont aucun sont tous bios, à une exception près. En moyenne, sur un échantillon et selon le type de fruits, cinq à sept molécules sont retrouvées », indique UFC-Que choisir dans son bilan. Le lavage et l’épluchage des fruits n’ont que très peu d’impact. Certains fruits battent même des records. Il a, par exemple, été retrouvé 15 molécules sur du raisin, 14 sur des fraises, 12 sur des poires et 11 sur des pommes. « En tout, 85 substances différentes ont été retrouvées », note l’association de défense du consommateur qui précise que s’il « s’agit à chaque fois de toutes petites doses, on y est exposé pendant toute notre vie, et on ne sait pas vraiment quelles peuvent être les conséquences ».
Pour éviter l’ingestion de ces pesticides, le bio reste à privilégier. Mais l’association a voulu se pencher sur l’impact du lavage et de l’épluchage des fruits et légumes issus de l’agriculture classique, puisqu’aucune donnée précise n’existe actuellement sur la question. Pour cela, UFC-Que choisir a mené une étude sur plusieurs lots de pommes, en soumettant à analyse des pommes brutes, des pommes lavées et des pommes épluchées.
 
 Le résultat est décevant : si neuf molécules ont été retrouvées sur les pommes brutes, il en a été retrouvé 8 sur les pommes lavées et encore 6 sur les pommes épluchées.
 
Source Consoglobe ici
 
insolentiae.com

Obama est le mécène de l‘occupation

JPEG - 94 koGidéon Levy        

Trois cents dollars par contribuable états-unien pendant les dix prochaines années…

Non pas pour subvenir aux besoins sociaux considérables de l’Amérique, non pas pour venir en aide à des pays vraiment nécessiteux – imaginez ce que 38 milliards de dollars pourraient faire pour l’Afrique – mais pour procurer des armes à une armée qui est déjà l’une des plus puissamment armée au monde, dont l’un des principaux ennemis sont des jeunes filles brandissant des ciseaux ; pour financer une armée qui ne combat aucune autre armée sérieuse en ce moment ; l’armée d’un pays que peu d’autres peuvent égaler en matière d’insoumission, un pays qui défie systématiquement les États-Unis et la communauté internationale. Et pis que tout, ce pays va recevoir un nouveau cadeau, sans avoir à donner quoi que ce soit en échange. Cet argent servira uniquement à l’armer, ce qui va le pousser à commettre de nouvelles agressions. C’est ça l’accord et il n’y a pas eu de débat sérieux à ce sujet, que ce soit en Israël ou aux États-Unis.

Qui s’interroge ?

En Amérique seules quelques personnes demandent pourquoi. Pour quoi faire ? Pendant combien de temps ? Qu’aurons-nous en retour ? ne demandent même quels intérêts américains bénéficient de cette énorme dépense d’argent du contribuable américain. Mais laissons les Américains s’occuper de l’Amérique. La seule discussion en Israël porte sur la possibilité ou non d’extorquer encore plus d’argent aux Américains. C’est bien que ça se soit arrêté à 38 milliards de dollars. MK Shelly Yacimovich (Zionist Union) a dit que le premier ministre a déjà prévenu les responsables hauts gradés de la sécurité qu’ils pouvaient « se lâcher ». Une aide plus importante créerait plus de sauvagerie encore. Une partie de l’argent ira aux systèmes de défense mais une autre part ira au maintien de l’occupation et notamment au financement d’actions spectaculaires violentes à Gaza, au Liban, et d’exercices d’entraînement inutiles et mégalomaniaques pour se défendre contre des dangers imaginaires.
« Le porte-avion américain en Méditerranée, » comme les Américains (Alexander Haig) et les Israéliens (Moshe Ya’alon) aiment à qualifier Israël, continuera à larguer des bombes et à tirer des obus, parfois sans retenue, au nom des contribuables américains et avec leur argent. Est-ce ce que veut Obama ? C’est le résultat de sa politique. Cette aide généreuse, d’un volume qu’aucun autre pays au monde ne reçoit, rend les belles paroles des Américains encore plus ridicules tandis qu’Israël continue de défier Washington. Les Protestations américaines, la fureur au Département d’Etat, la colère à la Maison Blanche – plaisanteries que tout ça.

Obama est le mécène de l‘occupation

Si c’est le porte-avion américain, alors les colonies, la violation du droit international, les crimes, les raids et les guerres que l’Amérique prend bien soin de dénoncer, sont exécutés sur son propre porte-avion. Chaque balcon supplémentaire construit dans une colonie est Made in the USA. Chaque assassinat de femmes et d’enfants à Gaza est ‘né aux États-Unis.’ Obama est le mécène de l‘occupation, la peste soit de l’hypocrisie et du pharisaïsme.
Les Israéliens ne devraient pas être reconnaissants pour la générosité états-unienne ; elle est préjudiciable à leur pays. Pour quoi Israël a-t-il besoin de plus d’armements ? Pourquoi a-t-il besoin de faire la guerre aux habitants loqueteux de Gaza et aux jeunes hommes de Cisjordanie ?
Un homme d’état israélien courageux et honnête aurait dit depuis longtemps : non merci. Cet argent ne nous vaut rien de bon. Même sans cet argent l’IDF (Forces de Défense israéliennes) est trop importante pour ses besoins. Mais le rituel continue, l’Amérique paie et Israël occupe et bombarde, comme s’il n’y avait pas d’autre voie. C’est la victoire à la Pyrrhus d’Israël. C’est aussi la victoire personnelle du premier ministre Benjamin Netanyahou : toutes les accusations de sabotage des liens avec les Etats-Unis sont totalement infondées. Les relations n’ont jamais été aussi bonnes – il suffit de regarder les chiffres.

La relation est intacte, et c’est dommage. Avec de tels amis, on n’a guère besoin d’ennemis. Israël peut vaquer à ses occupations, le chèque est en blanc et l’Amérique paie, sans aucune obligation, pour au moins dix encore. Peut-il y avoir plus mauvaise nouvelle pour Israël ?

* Gidéon Lévy : Né en 1955, à Tel-Aviv, est journaliste israélien et membre de la direction du quotidien Ha’aretz. Il vit dans les territoires palestiniens sous occupation.

Photo :  Photos des membres de la famille de Zaki Wahdan tués dans des attaques israéliennes sur la ville de Beit Hanoun, au nord de Gaza, le 10 novembre 2014 - Anne Paq/Activestills.org

20 septembre 2016 – Haaretz – Traduction : Chronique de Palestine – MJB

info palestine

Le scandale de l’ex-commissaire européen : Neelie Kroes, la femme aux 43 mandats d’administratrice… !

neeelie-krosCharles Sannat                

Neelie Kroes, vous vous souvenez ? Non, sans doute pas. C’était le scandale de la semaine dernière mais comme entre-temps, on a eu un noir abattu et des émeutes aux USA, le divorce d’Angelina et de Brad (qui en plus se permet de gueuler sur ses gosses comme le dernier des criminels) ...

....et Hollande qui n’est pas candidat et pas en campagne mais qui vient de promettre de démanteler la jungle de Calais – Calais devenue d’ailleurs ville où tout le gratin par encore gratiné de la campagne à venir doit aller se faire voir comme ce fut le cas pour la ville de Florange lors de la dernière élection. Et pourtant, Florange ferma (l’usine) et pour Calais, on nettoiera, puis ça repoussera…
Bref, comme il y a eu tout cela et bien d’autres choses encore, il est évident que tout le monde a oublié le scandale Neelie Kroes. Tout le monde ? Non, un petit groupe d’impertinents et d’insolents invétérés résiste encore et toujours à l’envahisseur du court-termisme et de la perte de mémoire. Si vous lisez ces lignes, alors vous êtes la résistance à la bêtise ambiante, et côté bêtise, dans l’édition du jour, vous allez être servis et pas qu’un peu !

Bref, détaillons qui est cette charmante femme.

Elle est née le 19 juillet 1941 à Rotterdam, et elle est une femme d’affaires et politique néerlandaise, membre du parti populaire libéral et démocrate. (On se fiche comme d’une guigne de sa date de naissance, mais ça fait bien dans une « bio »!)
Ministre des Transports des Pays-Bas entre 1982 et 1989, elle est plus tard commissaire européenne à la concurrence dans la Commission Barroso I entre 2004 et 2009, puis vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européenne à la société numérique au sein de la Commission Barroso II entre 2009 et 2014…
Bon, en gros, elle va être l’une des plus importantes dirigeantes de l’UE pendant presque 10 ans !
Elle a épousé en secondes noces Bram Peper, ancien maire travailliste de Rotterdam et ministre de l’Intérieur des Pays-Bas… On s’en fiche aussi mais ça renforce son profil « House of Cards » – pour ceux qui ne connaissent pas la série, c’est l’histoire d’un couple d’Américains prêts à tout pour accéder au pouvoir le plus élevé… y compris à tuer toutes celles et ceux qui pourraient entraver leur ascension.
Dès le départ, sa nomination dans l’équipe de José Manuel Durão Barroso fut critiquée par le Parlement européen en raison de nombreux conflits d’intérêts potentiels : elle a détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (Thales, Volvo, Lucent Technologies, etc.) et siégé au bord de 12 entreprises européennes. Pour cette raison, il est prévu que Neelie Kroes soit dessaisie d’un dossier dès qu’il fait intervenir une entreprise pour laquelle elle a travaillé. (Bon, ça, c’est ce qu’on dit aux couillons qui s’empressent de le croire et pour sauver l’honneur, mais en vrai, on continue à s’en mettre plein les poches sur le dos des mêmes couillons appelés peuples européens).
Elle a également été mise en cause aux Pays-Bas pour la gestion de son patrimoine immobilier et des relations d’affaires peu claires avec le promoteur Jan-Dirk Paarlberg, proche d’un groupe mafieux dirigé par Willem Holleeder…
Il n’y a pas à dire, c’est une femme exquise. D’ailleurs, la Commission européenne est un ramassis de gens absolument exquis qui prennent soin de vos intérêts… Hahahahahahahahahaha…

Après la Commission ? Un emploi du temps chargé…

Après avoir quitté la Commission européenne, Neelie Kroes a confirmé le 22 mars 2016 avoir rejoint le conseil d’administration de Salesforce, une entreprise américaine spécialisée dans le cloud computing.
Depuis 2016, elle siège au Comité de conseil en politique publique d’Uber.
Et enfin, elle est aussi salariée de la Bank of America Merrill Lynch, ce qui l’a fait citer dans des enquêtes anti-lobbying…
Le plus sympa en fait, en terme de résultat de lobbying, c’est évidemment l’affaire UBER car si chaque pays a tenté de défendre sa législation, au niveau européen, ce sont des portes grandes ouvertes qui attendaient la société Uber. Merci qui ? Merci Neelie !
Son action est évidemment de la vente au privé d’une influence acquise dans le public dans ses fonctions à la Commission. Mais il n’y a pas que cela. La réalité c’est que la Commission européenne n’est plus qu’un immense machin opaque, au service du totalitarisme marchand.

Encore des preuves de plus pour ceux qui continuent dans leur naïveté d’un rêve européen de paix devenu cauchemar démocratique des peuples d’Europe.

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source 20 Minutes ici… entre autres !

insolentiae.com

Réplique...


Citation de Jean-Luc Mélenchon

Les fondamentaux du programme l’Humain d’abord sont à l’ordre du jour pour au moins vingt ans, parce qu’ils correspondent à des tâches historiques que le peuple français doit accomplir : changer sa Constitution et les processus de production et d’échange, organiser un partage massif de la richesse, récupérer son indépendance.

Tirée de l'article : " Le rassemblement de la 'gauche' empêcherait le peuple de se fédérer. "